Cette semaine est bien chargée en exposition. Après Enzo, ce soir aura lieu le vernissage de l'expo de Nadia et de ses autoportraits.
C'est aussi l'occasion pour moi de squatter son lieu d'exposition et de projeter la version complète du film (voir news du 11 octobre) réalisé lors de ses séances.
C'est à partir de 19 heures au 16 rue du Faubourg Montmartre 75009, métro Grands Boulevards.
vendredi 22 Octobre, Expo d'Enzo Minardi
On connaissait Enzo, photographe, compositeur de musique (il a fait partie de la compil du magazine TRAX), chanteur, réalisateur. Il rajoute une corde à son arc (déjà bien fourni): la peinture.
Dans son jardin secret, il cultive le mystère et ne sort ses trésors qu'aux chanceux qu'il invite dans son domaine. Il a décidé de nous offrir au cours d'une exposition éphémère, la chance d'apprécier ses toiles.
Vous êtes prévenus, le vernissage est jeudi prochain!
Vendredi 15 octobre, Le film du Défilé JC de Castelbajac
Défilé JC de CASTELBAJAC SUMMER 2011 par Sébastien Vincent
envoyé par SebVincent. - Regardez plus de courts métrages.
Comme je l'annonçais le 5, j'ai assisté au défilé de Jc de Castelbajac. C'est l'occasion pour moi de vous présenter le film du défilé et aussi de donner quelques conseils aux Newbies grâce au :
Guide de survie à l'usage des "Absolute beginners"des fashion weeks.
Ou comment éviter le fashion faux pas qui ruinera à jamais votre réputation.
Comment s'habille-t-on pour un défilé, rien de plus simple. Remontez le bas de votre pantalon de dix bons centimètres, ne mettez pas de chaussettes (ou alors un modèle de couleur vive) et sortez vos plus belles chaussures en cuir. Vous ferez forte impression et détournerez l'attention du reste de votre tenue.
Prévoyez un plan B. La catastrophe de dernière minute est toujours possible.
Une tache de dentifrice par exemple peut ruiner des heures de préparation. La tenue de secours vous sauvera la face et vous évitera de retourner votre dressing 15 minutes avant de partir.
N'arrivez pas trop en avance. De toute façons le trafic parisien vous en empêchera.
Si vous n'êtes pas sûr du standing de votre voiture, garez vous loin.
Portez des lunettes de soleil et ne les quittez qu'à la dernière seconde.
Ne donnez pas de pourboire à la personne qui vous place. Vous n'êtes pas au théâtre.
Ne filmez pas avec votre iphone, c'est vulgaire.
A la fin du show, applaudissez quelques secondes et tournez vous vers votre voisin pour lui glisser "___X____ is The new black". Faites preuve de créativité, c'est le moment de briller. Par exemple pour ce défilé, vous auriez pu lancer lancer "Uniform is The new black". Effet garanti.
Levez vous vite et laissez votre interlocuteur avant qu'il ne se rende compte de la supercherie.
Voilà, vous avez assisté à votre premier défilé, vous en sortez sain et sauf, prêt pour assurer les prochaines collections.
Lundi 11 octobre, teaser de l'expo photo "Mezig" de Nadia Wicker
Teaser de l'expo photo MEZIG
envoyé par SebVincent. - Regardez plus de courts métrages.
J'ai eu la chance de suivre une amie photographe lors d'une de ses séances photo. Le teaser est ici, le film complet sera visible lors de son exposition le 29, 30 et 31 octobre.
Deux ou trois choses que je sais de Nadia Wicker…
Je suis ami avec Nadia depuis de nombreuses années. Il y a deux ou trois choses que vous devez savoir d'elle.
Nadia Wicker est rousse.
De cette couleur atypique elle tire un caractère bien trempé qui la pousse à ne jamais accepter la moindre compromission. En photo, comme dans la vie, il n’y a pas de demi-mesure. Elle est très heureuse ou très triste.
De l'adversité et de ses malheurs, elle nourrit son art. Telle l’Orchidée, elle a parfois besoin d'être maltraitée pour mieux fleurir.
Nadia Wicker a beaucoup d'amis.
Il suffit de la rencontrer pour avoir envie de le devenir.
Pourtant sur ses séances, elle travaille seule. De la direction artistique aux maquillages, en passant par la lumière et les retouches, elle endosse tous les rôles. Telle une acrobate sur le fil de sa séance, elle passe de l’un à l’autre avec aisance.
Invité à partager l’une de ses séances, j’ai eu la chance d’assister à ce ballet.
Nadia ne se ménage pas, je suis surpris par l'intensité de son interprétation. Elle creuse jusqu’à s’en faire mal et ce n’est qu’à bout de souffle qu’elle finit par s’arrêter.
Nadia Wicker rit beaucoup.
Elle rayonne, en toutes occasions, de tout temps, en tous lieux.
Derrière cette apparente légèreté se cache un cœur à fleur de peau qui sait reconnaître sa part sombre.
Cette série de portrait qui l’occupe depuis de longs mois est son travail le plus abouti et le plus personnel. Elle sait chercher en elle même des sentiments enfouis profondément et les inscrire dans ces images dont elle seule à la clef mais qu’elle souhaite aujourd’hui partager avec nous.
Nadia Wicker est photographe.
Pour en savoir plus sur cette expo, rendez vous à cette adresse:
Mardi 5 Octobre, Défilé Jean Charles de Castelbajac.
Aujourd'hui j'ai assisté à mon premier défilé, Jean Charles de Castelbajac au pavillon Alexandre III.
Pas mal pour un début.
La collection Über Tropikal Airlines, comme à son habitude est une explosion de couleurs, le tout soutenu par un set survitaminé du groupe Français "The Shoes" (à suivre de près).
Une vidéo ne va pas tarder, donnez moi quelques jours que j'en fasse le montage et le récit.
Jeudi 23 septembre, "Du métier à l'Oeuvre".
"Du métier à l'Oeuvre", est le titre de ce très beau livre sur Robert Doisneau.
Ne vous laissez pas rebuter par la couverture un peu austère de ce livre, on y découvre un Doisneau loin des clichés qui lui collent à la peau.
Une centaine de photos accompagnées de textes passionnants d'historiens de l'art, avec comme question de fond la difficulté de concilier travail de commande et création artistique. Comment réussir a dépasser le seul savoir faire, traverser la ligne très mince qui sépare les artistes des bons professionnels mais qui reste impénétrable pour bon nombre.
Doisneau s'est toujours considéré comme un artisan, cette humilité lui a sans doute permis de ne pas perdre le fil de ses envies et de continuer à tracer son sillon jour après jour. Son ami Blaise Cendrars, qui a réalisé les textes et la mise en page de son livre "la banlieue de Paris", parle de lui en ces termes.
Robert Doisneau a appris le métier dans divers studio. Il a travaillé pour Renault comme photographe industriel durant 5 ans et a même été salarié du magazine Vogue. Il réalise de nombreux sujets d'illustration dans des domaines très différents pour l'agence Rapho. Il n'en oublie ses travaux personnels, ne se rendant pas quelquefois a un rendez ou en volant un peu de temps à ses employeurs.
Le directeur de l'époque chez Rapho lui dit un jour : "Oui tu as raison, il faut faire des choses comme ça si tu en as envie, mais en ce moment il y a des fleurs au Carrousel..."
Contre toutes critiques, il construit petit à petit son oeuvre, peut être sans même le savoir. Le photographe Eugène Atget qu'il apprécie tout particulièrement, ne produisait que des "documents pour artistes". Ce qui ne se vend pas ou n'intéresse personne est le coeur de son travail, jour près jour.
Cette contradiction entre la photo de commande et la photo dite "artistique" n'en a jamais été vraiment une pour lui. Toutes les deux font partie du même chemin, les deux facettes d'une même pièce.
Contrairement a beaucoup de photographes, Doisneau ne s'est jamais senti chasseur. Il se voit, non sans humour comme le lapin.
La photo s'impose à lui, les éléments se mettent en place naturellement dans le cadre jusqu'à atteindre leurs propres harmonies.
Il n'est donc pas question de "savoir regarder mais de recevoir la vision qui vient, pour la restituer dans toute sa fraîcheur, car l'appareil photographique n'est jamais qu'une projection du photographe : derrière l'appareil, c'est lui qui est impressionné".
On demanda un jour à Matisse: "Quelle est la période de votre vie la plus agréable?
"La purée, celle où je ne vendais pas mes tableaux, où j'étais le seul à les aimer, sauf quelques uns mes amis, alors là j'aimais mes tableaux comme une mère aime ses enfants malheureux...et puis ils n'avaient pas d'importance, au fond, parce que c'était un jalon sur ma route et que c'était un peu comme un écrivain considère ses brouillons."
Doisneau aurait pu tenir ses propos, tant ses instantanés Parisiens ont marqué son oeuvre et façonné son image. Une fois reconnu, il faut encore se battre pour retrouver sa liberté et ne pas se répéter infiniment. Comment ne pas faire du Doisneau après "le baiser de l'hôtel de ville"?
Lundi 13 Septembre, la "BIO".
À la demande générale de nos trois fidèles lecteurs (et en particulier de "Superstar des champs"), pour la première fois sur internet en mondovision : notre Bio!
"Le travail en duo intrigue beaucoup. On nous demande souvent comment nous faisons pour travailler ensemble… alors que nous, on s’interroge: mais comment font les autres pour travailler seul ?
Nous sommes amis de longue date, anciens élèves de l’école de Gobelins et après quelques années d’assistanat nous avons décidé de travailler ensemble.
Yin et Yang, nos photos, souvent inspirées du monde du cinéma, sont à notre image : douce et élégante pour rester au plus près des sentiments, puissante et rock’n roll quand il faut prendre à contre pied les conventions. C’est dans cet esprit que nous avons saisi les regards, notre marque de fabrique, d’artistes aussi différents que Spike Lee, Cécile de France, The Kills, ou encore Benjamin Biolay pour des couvertures de magazines ou albums musicaux.
Film culte :
Enzo : Il était une fois en Amérique.
Seb : Docteur Folamour et tous les films de Stanley Kubrick.
Pire souvenir de cinéma :
Enzo : « Old Boy ». 9 h du matin à jeun.
Seb : La scène de torture avec le marteau a eu raison de moi. Il m’a fallut 6 mois avant de connaître la fin de ce film génial."
Le portrait publié est celui de notre profil (oui celui là, à droite).
Vous pouvez retrouver la série de photos et la bio dans le numéro de septembre.
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